Des nouvelles de Chunmoo Stephanie (CSJH)

news - 24.11.2010 16:53
source: Korea Daily
Kim Bo-kyung, plus connue sous le nom de Chunmoo Stephanie, redevient danseuse classique.

Il lui aura fallu :

-       de la patience, pour les années à pratiquer sa passion avant de rejoindre le groupe Cheon Sang Ji Hee The Grace.
-       du courage, pour les années de rééducation après une blessure grave, juste avant un concert au Japon.
-       du travail, pour être acceptée au sein de la troupe de ballet de Los Angeles et revenir sur scène en pleine forme.


L’accident.

Le cauchemar commence en hiver 2008 dans un studio près de Tokyo. Après leurs débuts au Japon, quatre filles (Cheon Sang Ji Hee The Grace) répètent un grand concert à venir, quand soudain, l’une d’elles (Stephanie) se blesse au dos, mettant subitement un terme à leur carrière. En un clin d’œil, le rêve de toucher le marché asiatique s’évanouit. Au départ, la déception face à l’échec est plus douloureuse que la douleur physique. Danser était l’univers de Stephanie, et n’en étant plus capable à présent, elle se laisse de plus en plus aller à la dépression. Après une longue remise en question, elle choisit de retourner dans sa famille aux États-Unis.


Une jeune fille qui adorait le ballet.

Stephanie porte ses premiers chaussons de danse à seulement 5 ans. Elle poursuit sa passion jusqu’à ses 16 ans avant de rejoindre SM Entertainment. Plus jeune, elle adorait simplement danser, et faisait souvent des représentations avec des célébrités à la télévision. En 1999, elle suit sa famille à San Diego où elle prend des cours de danse classique. C’est au centre de danse Black Mountain de San Diego qu’elle développe ses compétences. A tout juste 12 ans, elle gagne le 1er prix du « ballet concours », organisé par le groupe World's entertainment, et assure même une prestation en solo. Son talent commence alors à attirer les médias et le monde du divertissement. Au début de l’été 2000, assurant entre autres les représentations de One Midnight Summer ou encore Coppelia, elle reçoit les éloges du média San Diego Union-Tribune. En 2003, l’école de ballet de Boston la qualifie même de « nouveau talent ». Stephanie dit qu’elle a tout hérité de ses parents : « C’est juste parce que j’ai hérité de ma mère son talent pour l’opéra » explique-t-elle. Elle ajoute aussi : « parce que ma mère était intéressée par le chant et la danse, je l'ai naturellement été aussi. Je suis reconnaissante envers mes parents et j'ai pris un réel plaisir à danser sur scène. C'est ce qui a amené toutes ces opportunités.


De danseuse classique à Idole.

Son destin a complètement changé en 2004, quand elle elle ressort gagnante du concours « SM Entertainement’s Orange county youth singin competition » (« Compétition de chant catégorie jeunes du comté Orange »). En tant qu’étudiante du lycée Bernardo de San Diego, c'est par pure coïncidence qu'elle se présente, et reçoit alors un prix suivit d’une invitation à poursuivre une carrière de chanteuse. Après une mûre réflexion, elle décide de mettre son rêve de ballerine de côté pour se lancer dans la chanson. La jeune femme insiste aujourd'hui pour dire que si ce choix se représentait à elle, elle ne changerait pas sa décision.

Grâce à son talent en chant et en danse, elle fait ses premiers pas sur la scène coréenne après seulement un an de préparation. Elle est choisie comme membre du girls band Cheon Sang Ji Hee, qui a l'ambition de conquérir le marché asiatique. Son nom de scène, 'Chunmoo Stephanie' lui a été donné parce qu’elle était en charge des chorégraphies, ce nom étant une combinaison de son nom anglais, Stephanie et de Chummoo, signifiant « danse du ciel ».

Bien qu’elle soit à l'époque la seule membre du groupe sans expérience avec les médias, elle explique : « tout en Corée constituait une nouvelle expérience. Mais grâce à ma connaissance du ballet, je n’étais pas nerveuse. J’étais douée sur scène. Les souvenirs que j’ai de cette période en Corée sont inoubliables ».

Particulièrement pendant ses représentations dans les émissions de divertissement, où elle chorégraphiait ses propres danses. Ce ne fut qu’une question de temps avant qu’elle ne devienne le sujet préféré des médias. Très vite, le nombre de ses fans augmenta, et le succès du groupe se confirma en Asie.


Blessure, rééducation et ballet.

Après ses débuts au Japon, le groupe Cheon Sang Ji Hee The Grace prévoit plusieurs concerts et gagne en notoriété grâce à son premier concert solo. Stephanie déclare qu’ « après avoir passé 3 ans au Japon en recommençant tout à zéro, nous nous sommes forgées un chemin vers ce concert » et ajoute : « nous étions pleines de passion. Savoir qu’après tous ces efforts, notre rêve allait se réaliser... Nous ne dormions presque plus afin de nous entraîner sans relâche. »

Malheureusement, que ce soit à cause de la pression ou d'un surmenage évident, son dos ne le supporte plus longtemps : «Habituée à des entraînements physiques assez intenses depuis mon plus jeune âge, mon dos était en mauvais état, et le surplus de travail n'a fait qu'empirer ma condition. En dépit du repos, les choses ne se sont pas arrangées, j’ai donc dû retourner dans ma famille aux États-Unis».

Toutefois, sa vie aux USA est tout sauf calme. Elle ne peut pas faire un pas hors de chez elle à cause de la douleur que lui inflige son dos. Elle ne peut ni danser, ni même se déplacer. Ses pleurs incessants la conduisent à la dépression, jusqu’à ce que son seul espoir, le ballet, l'aide à refaire surface.

«Pour être capable de bouger à nouveau, j’ai commencé la rééducation et je suis retournée dans ma vieille école de danse classique. Cela faisait des années que je n'y était pas retournée, mais rien n’avait changé» déclare Stephanie.

Grâce aux recommandations de son entraîneur, elle a de nouveau pu porter ses chaussons de ballet. Elle a suivi aussi son conseil: achever sa licence de professeur de danse, dans le cas où sa douleur devienne insupportable, l’empêchant de pouvoir danser à nouveau. «Quand je suis retournée à l’école de danse, c’était comme rentrer à la maison. J’ai travaillé dur entre la rééducation et le ballet.  Après 2 ans, la rééducation s'est révélée être un succès et je peux désormais danser à nouveau ».

Son corps alors rétabli, sa confiance est revenue. Pour acquérir plus de connaissances en danse, elle a intégré, l’année dernière, le cursus de danse de l’université d’art mixte de Corée. Prenant à ce moment là une année sabbatique, elle a fini par retourner aux États-Unis pour être acceptée dans la troupe du ballet de Los Angeles et en est devenue la seule membre coréenne.

«Mon but est de devenir une danseuse classique qui donne le meilleur d'elle-même, quelque soit le rôle qu’elle puisse avoir. Je vais me servir de tout le soutien que j’ai eu pendant que j’étais sur scène. Après avoir fini la tournée aux alentours de la fin d'année, je reviendrai en tant que chanteuse, pour de nouveaux défis ».

Kim Stephanie, dont le rêve est de devenir professeur de ballet, affirme : «J’espère être un modèle pour les Coréens qui essayent de toutes leurs forces d’accomplir leurs rêves, même dans de mauvaises conditions. Le fait que je puisse à nouveau danser est la preuve qu’il faut y croire. »
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