Chronique

SEO TAIJI - Ultramania

31/05/2009 2009-05-31 08:31:00 KoME Auteur : hanachan

SEO TAIJI - Ultramania

La légende vivante de la musique coréenne au meilleur de sa forme pour un album au son dévastateur.

Album CD

2 Jip

Seo Taiji

L'année 2000 marqua le grand retour d'un mastodonte musical. Ce fut cette année-là que Seo Taiji revint en Corée, deux ans après la sortie d'un premier album solo passé totalement inaperçu, et annonça la sortie d'un deuxième qui rencontrera, lui, un succès phénoménal. Cet album s'intitule 2jip mais beaucoup le connaissent sous un autre nom : Ultramania. Un disque au son résolument nu-métal et rudement efficace.

On est d'ailleurs mis dans le bain dès la première piste intitulée Aikem. Une très courte intro constituée de quelques accords de guitares bien lourdes qui se réduit progressivement au silence sur la fin, nous réveillant très soudainement avec la seconde piste. Taengkeu débute en effet par une intro à l'atmosphère lourde ressemblant à du Korn, et alternant entre des sonorités métal pures et dures, avec de lourdes guitares, et du rap/hip-hop. Notamment avec des couplets rappés, faisant de l'ensemble une piste efficace, accrocheuse, que l'on pourrait comparer techniquement à des morceaux de Rage Against The Machine. Orange, est dans la lignée de la précédente avec ses guitares enragées et son mélange métal/hip-hop, mais qui se démarque avec un refrain chanté terriblement ravageur.

Puis vient certainement l'une des pistes emblématiques de l'album, intitulée Inteones jeonjaeng (plus connu pour les moins "coréanisants" sous le titre de Internet War). Grâce à ses riffs de guitare agressifs et son refrain charismatique mélangeant habilement chant énervé et hurlements d'outre-tombe, elle donne une irrépressible envie d'exécuter quelques headbangs. Tout mélomane qui se respecte se doit d'écouter cette chanson au moins une fois dans sa vie, et le live (en particulier celui donné à Vladivostok devant un public russe en délire) est à voir absolument.

La piste suivante est un interlude surprenant puisque Pyojeol est loin, très loin des sonorités brutes que l'on s'est pris dans les oreilles depuis le début. Difficile de qualifier le style de ces trente secondes quelques peu psychédéliques et surtout très calmes dont le but est peut-être de nous laisser souffler avant la reprise. Ou bien de nous endormir pour mieux nous réveiller en sursaut avec Daekyeongseong. Piste moins mémorable mais néanmoins de qualité, dans la lignée des vieux titres de Korn ou encore de Linkin Park.

Rego surprend encore une fois puisque c'est encore un interlude, mais cette fois-ci aux sonorités plus hip-hop. L'avant-dernière piste est celle qui a donné son nom à l'album. Ultramania ressemble vraiment à du Korn mais on ne va pas bouder son plaisir. C'est certainement l'une des meilleures pistes de l'album avec Internet War. On s'en prend plein les oreilles, le son déménage, un seul conseil : mettez le volume à pleine puissance pour pouvoir profiter un maximum de la chanson.

C'est légèrement essoufflé que l'on écoute la dernière piste, Gnani, une chanson à l'atmosphère lourde et un peu plus paresseuse. Elle aurait pu être totalement oubliée mais c'est sans compter sur un bruit soudain, qui vient titiller nos oreilles : le son d'un écran de télévision qui se brouille, coupant net la chanson dans les choeurs et qui semble marquer la fin de la piste. On est confus, conscients que ce n'est évidemment pas un problème de CD mais en même temps on se sent quelque peu frustré que l'album se termine de cette manière...ce qui n'est aucunement le cas ! Trois minutes plus tard, une guitare réapparait, prémisse d'une des pistes les plus surprenantes de l'album. En effet, on a là un mélange entre du pop-rock typiquement américain dans les couplets et du métal pur et dur dans le refrain. Mélange assez abracadabrant mais qui prend plutôt bien et s'ancre dans notre mémoire. Il est difficile de savoir s'il s'agit d'une piste bonus ou de la suite de Gnani. Mais on ne boude pas non plus son plaisir à l'écoute de cette piste, comme si on dégustait une bonne sucette...soudain arrachée par l'artiste qui coupe net dans ses hurlements. Le CD s'arrête. Et on est là, encore une fois confus, béats aussi. Mais surtout définitivement accro.

Nous avons affaire là à un opus extrêmement court. On se dit : "déjà ?" Mais ne dit-on pas : "les choses les plus courtes sont les meilleures" ? Cet album en est la parfaite représentation. Il est court, homogène, et terriblement efficace dans son ensemble. Pour ceux qui aiment les artistes de nu-métal tels que Linkin Park ou encore Korn, ce disque est définitivement un "must-have". Quant à ceux pour qui ce n'est pas le cas, l'écouter ne serait-ce qu'une fois est indispensable ! Et enfin, pour les fans de Seo Taiji quelque peu nostalgiques de cette époque désormais révolue, l'écouter en boucle est loin d'être une mauvaise idée.
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